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Les Portes de la ville. enregistrer pdf {id_article}
vendredi 1er décembre 2006
par PERHIRIN Georges
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La vie sur Brest. Sources Annuaires de la ville de Brest. Archives de la ville de Brest. Histoire de la ville et du port de Brest.et les cartes du livre d’Éditions de la cité année (1969) en Vente.

Brest a longtemps vécu étroitement enserré dans son corset de pierres

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Brest
Avancée porte St-Louis.

que Dajot compléta avec bonheur au X V III e siècle. Pour entrer en ville, la population ne disposait que de deux portes : celle de Landerneau et celle du Conquet. Venant de la route de Paris, les voitures hippomobiles stationnaient parfois assez longtemps, attendant le bon plaisir des employés d’octroi qui leur faisaient payer un « droit de passe ».

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Brest
Route de St Pierre Quilbignon

La nuit, point question d’entrer en ville. Ce n’est que le 25 août 1821 qu’une seconde porte, celle de Saint-Louis, fut ouverte vers l’est. Encore relevait-on chaque soir le pont-levis et cela jusqu’à ce que deux guichets, percés près des portes du Conquet et de Landerneau, permettent de demander aux noctambules leur identité.

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Brest
Nouvelle Porte du Conquet.

Un second passage fut ouvert en 1867, porte du Conquet, la porte Foy, permettant d’atteindre la gare vit le jour en 1871. Mais Brest étouffait dans son enceinte de pierres avec sa population croissante.

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Brest
Nouvelle Porte du Conquet.

En 1889, le Ministre de la guerre autorisa la démolition des portes Saint-Louis et de Landerneau. En 1909, vint le tour des voûtes des portes du Conquet et le 6 juin 1911, on s’attaquait à celles de la porte Foy.

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Brest
La Porte Foy.

Quand à l’enceinte, elle-même, elle fut déclassée par une loi du 10 janvier 1921 qui rayait Brest du tableau des places de Guerre « l’enceinte de Brest, ville et Château y compris les fonts de la jonction du Bouguen au corps de place, l’ouvrage des Fédérés et la redoute de kéroriou ».

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Brest
Porte du Conquet.

La porte du moulin-à-Poudre disparut en 1923 et les grilles de la place des portes, qui symbolisaient la défunte porte de Landerneau furent abattues en 1924. ++++
Des remparts de Recouvrance, plantés d’arbres et où les ménagères mettaient leur linge au sec, la vue plongeait sur le gris moutonnement des toits de Pontaniou. Ce nom apparaît pour la première fois dans un plan de 1694 avec la rue Haute et la rue Basse de Pontaniou. Lesquelles ne furent d’ailleurs réalisées que plus tard. La prison de Pontaniou, existait déjà, construite dans le port qu’elle avait été, par M. du Seuil aux frais de la Marine. En 1702, le concierge, Julien Bernardeau, n’était guère aimé des prisonniers auxquels il ne donnait « point de paille pour se coucher, ni de pain pour se nourrir ».

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Brest
Des Remparts de Recouvrance

La place d’armes du château était occupée, avant la dernière guerre mondiale par la dernière des casernes sans caractère, à l’exception de la caserne, dite de Plougastel, construite sous Henri I V dont les combles s’ornaient de belles fenêtres à frontons. (À droite de la photographie). Au dessus de la poterne d’entrée, où se trouve actuellement le musée naval, un grand corps de Bâtiment, appelé, non sans ironie, « Le Paradis », abrita, jusqu’au second Empire, la prison civile qui accueillit sous son toit de nombreux prisonniers. Sur la place d’armes, dégagée par les bombardements de 1944 on a construit la préfecture maritime ouverte en 1953.

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Brest
Les Casernes du Château

Construite au XIVe siècle la tour de la Motte-Tanguy, ainsi dénommée parce que les seigneurs Tanguy du Châtel y avaient établi le siège de leur justice féodale, était à demi ruinée à la fin du XVIe siècle. Cédée au Roi en 1786, la tour fut vendue nationalement sous la révolution et pris le nom de tour Cabon de son acquéreur. Elle devint, en 1862, la propriété de l’architecte Barillé qui la restaura et la surmonta d’une sorte de kiosque en briques, couvert en zinc du plus fâcheux effet. Ce fut ensuite, durant de nombreuses années la demeure du docteur Thielemans. Incendiée durant le siège de 1944, elle fut sommairement réparée par les services de la Reconstruction et remise en 1953 aux domaines qui la cédèrent à la ville le 15 juillet 1954. Les expositions sur l’histoire du vieux Brest organisées par la Société d’études de Brest et du Léon, ayant démontré l’intérêt des Brestois pour le passé de leur cité, l’administration municipale décida de confier au peintre Jim E. Sévellec le soin de créer et d’organiser un musée de l’ancien Brest dont les deux premières salles furent inaugurées le 25 juillet 1962. Une troisième salle a été ouverte au public en juillet 1964. Il est à présent question de couronner la tour d’un toit en poivrière pour abriter une quatrième et dernière salle où seront groupés les documents et objets destinés à illustrer la période 1939-1944 et la ruine totale de Brest.

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Brest
La Tour De La Motte-Tanguy.