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La Préfecture Maritime Ancien Hôtel Sain-Pierre. enregistrer pdf {id_article}
vendredi 1er décembre 2006
par PERHIRIN Georges
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La Préfecture Maritime Ancien Hôtel Sain-Pierre.

La vie sur Brest. Sources Annuaires de la ville de Brest. Archives de la ville de Brest. Histoire de la ville et du port de Brest.et les cartes du livre d’Éditions de la cité année (1969) en Vente.

La Préfecture Maritime Ancien hôtel Saint-Pierre

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Brest
La Préfecture Maritime.

La préfecture maritime fut construite vers la fin du XVII e siècle. Elle appartenait à Charles de Castel, seigneur de Saint-Pierre, aide de camp de Vauban. La marine acquit l’hôtel pour 40 000 livres par acte de 10 août 1752. A la révolution, il prit le nom d’hôtel de la République et servit de résidence aux Représentants du peuple en mission. Ce n’est qu’en 1797 qu’il fut définitivement réservé aux commandants en chef du port. A l’arrière des bâtiments s’étendait un jardin surplombant la rue Emile-Zola et la place Wilson, entre la façade du Théâtre et l’immeuble de crédit Lyonnais. C’est dans ce jardin qu’on construisit, en 1858, la serre sorte de jardin d’hiver, destinée à abriter la salle à manger de l’empereur Napoléon III et de l’Impératrice Eugénie en visite à Brest au mois d’août de la même année. Après le siège de 1944 la préfecture maritime s’installa dans l’hôpital Morvan relativement épargné par la guerre. Enfin au mois de mai 1953, elle prit possession des bâtiments construits dans la cour intérieure du château.

La Majorité Générale la Tour de L’Horloge.

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Brest
Le Bureau de la Majorité et de la Direction du Port. La Consulaire.

La majorité générale faisait partie de l’ensemble des bâtiments à la sobre ordonnance construits vers 1745 sous la direction de l’ingénieur Choquet de lindu. La tour supportait depuis 1750, une horloge qui fut électrifiée en 1934. Au-dessus de l’horloge le campanile abritait quatre cloches. Les trois premières, une petite, une moyenne et une grosse d’un poids de 1250 kilos, sonnaient alternativement les quarts, les demies et les heures ; elles avaient été fondues en 1744. La quatrième, fondue en 1802, fut baptisée « Napoléon » par le premier préfet maritime Cafarelli ; elle appelait depuis cette époque les ouvriers au travail. Peu avant la dernière guerre on avait projeté de la remplacer par une sirène. Ce projet ne se réalisa qu’après le conflit. Les bâtiments de la majorité ayant été incendiés pendant le siège de 1944, on projeta de démonter la tour pierre par pierre. L’opération jugée trop onéreuse fut abandonnée et le 1 er novembre 1948 la tour s’écroulait sous les charges de dynamite. Trois des cloches dont celle de 1802, rejoignirent en 1954 la préfecture maritime.

La Consulaire

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Brest
Le Port Militaire . La Consulaire prise par l’Armée Française lors de la Conquête d’Alger.

Cette pièce de canon de 7 mètre de long fut fondue en 1542 par un vénitien pour célébrer la fin des travaux des fortifications d’Alger. Braquée sur les vaisseaux qui voulaient pénétrer dans le port, elle doit son nom au R. P. levacher, missionnaire et consul de France à Alger. A la suite de 2e bombardement du port par Duquesne, Le consul fut attaché à la bouche du canon et les lambeaux de son corps lancés en direction de l’escadre française, mouillée au large. Après la conquête d’Alger, sous Louis-Philippe, la Consulaire fut expédiée à Brest et dressée, le 29 juillet 1833, sur un socle de granit de l’Aber-Ildut, flanqué de bas-reliefs dus au ciseau de sculpteur Seur.

L’Arsenal

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Brest
Au pont Gueydon. Embarcation de l’Escadre service des vivres.

L’arsenal. Lorsqu’en 1631, Richelieu voulut doter la France d’une marine de guerre et aménager, pour l’entretenir, des arsenaux, il jeta son dévolu sur trois ports : Brest, le Havre et Brouage. Brest, lui, devenait l’arsenal de la marine du Ponant, le seul restant d’ailleurs des trois actuellement. Dès lors, on travailla d’arrache-pied à la construction de l’arsenal : forge et tonnellerie dans la crique de Troulan - l’actuel bassin de Tourville-corderie sur la rive gauche de la Penfeld et salle d’armes sur la rive droite. Une seconde forge dans la crique de Pontaniou. Et cela sans compter les nombreux magasins destinés à entreposer le matériel.

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Brest
Le Dépot des vieux canons et l’Arsenal

Les troubles de la Fronde arrêtèrent l’essor du port qui ne reprit vie qu’avec l’arrivée de Colbert au pouvoir et la nomination de Duquesne comme chef d’escadre. Seignelay, fils de Colbert, chargé de mission, écrivait au Roi : « J’avoue que j’ai été surpris du changement extraordinaire que j’y ai trouvé par les travaux que votre Majesté y a fait faire depuis 1672 ». C’est alors que l’on décida de ceinturer la ville de fortifications pour résister à toute attaque par terre, et que Vauban vint à Brest. A la fin du règne de louis XIV, l’activité se réduisit, faute de crédits, mais elle reprit vers 1730 avec le Ministre Maurepas : construction de cales de radoub, travaux réalisés par Choquet de Lindu (Tour de l’horloge, Corderie Haute, Magasin Général, forges, Bagne...) et qui existaient toujours en 1940. Brest connaîtra encore une brillante période pendant la guerre d’Amérique, et puis, il faudra attendre le Préfet Maritime Caffarelli pour que le port retrouve une partie de son activité.

Sous la Monarchie de juillet, on reconstruisit, en particulier, les forges de Pontaniou. On dressa les plans des ateliers des machines, de la fonderie et de la chaudronnerie qui devaient prendre place sur le Plateau des Capucins, mais faute de crédits,

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Brest
Sortie des ouvriers de l’Arsenal.

il faudra attendre le Second Empire pour que cela soit réalisé. A la même époque, on finit d’araser la colline du Salou et on y creuse un bassin et trois nouvelles formes de radoub, tandis que le port s’étend désormais jusqu’à l’embouchure de la Penfeld. L’Arsenal change de figure avec la disparition du port de commerce qui s’établit à Porstrein, la construction du pont tournant, l’apparition du chemin de fer, l’agrandissement des formes de radoub.

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Brest
L’entrée du port et le Goulet

Les années passent. L’Arsenal se modernise (ateliers des bâtiments en fer (1910), cale couverte du Point-du- jour, grue Titan de 150 tonnes, centrale électrique...) et faute d’espace sort de la Penfeld pour s’étendre vers Lanninon et les Quatre- Pompes où se tiendront : centre des flottilles, baraquements provisoires de L’école navale, nouveaux bassins, base des sous-marins...

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Brest
Le fond du Port-Chantiers de construction.

En 1940, les Allemands saisirent l’importance stratégique de Brest et de sa rade, mais lorsqu’ils quittèrent le port en 1944, tout était détruit. Il fallut rebâtir. On opéra une reconversion de la main-d’œuvre qui construisit des bateaux de commerce, mais aussi des objets le plus divers. En avril 1948, sur 300 000 M 2 d’ateliers démolis, 162 000 étaient déjà rebâtis.++++

Le Pont Transbordeur

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Port Militaire de Brest
Le Pont Transbordeur, la Nacelle.

Le pont transbordeur, qui permettait le passage entre les deux rives de la Penfeld, dans l’arsenal, à la hauteur de l’hôpital maritime, avait été utilisé à Bizerte avant d’être remonté à Brest en 1906. D’un poids total de 600 tonnes, il avait une longueur de 200 mètres et son tablier, auquel était suspendue une nacelle mobile, s’élevait à une hauteur de 40 mètres.

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Brest
Le Pont Transbordeur de l’Arsenal

Endommagé lors du siège de 1944, il fut démonté et vendu à la ferraille en 1947

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Brest
Le Pont Transbordeur, la Nacelle (Bis)

L’Ecole Navale

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Brest
Ecole Navale Le Borda.

L’école Navale a quitté le plateau des Quatre Pompes pour Lanvéoc-Poulmic, rompant ainsi avec un long passé jusque là, L école navale, c’était le Borda ; on ne lui connaissait pas d’autre nom. Il faut remonter à 1669 pour voir naître la première école d’élèves -officiers ; mais ce n’est que le 1er novembre 1830 qu’elle prit réellement le titre, lorsque l’Orion reçut les élèves en rade de Brest. De 1830 à 1840, l’école resta sur l’Orion, remplacé ensuite par le Commerce de Paris, lequel prit le mon de Borda. Ses successeurs, le Valmy(1868), puis l’Intrépide (1885) conservèrent le nom. Il n’en fut pourtant pas de même de Duguay- Trouin (1910) qui ne fut pas débaptisé et qui fut la dernière Ecole Navale flottante (1914).

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Environs de Brest
Le Poste des Sous Marins à Lanninon

Les élèves s’installèrent ensuite à Lanninon-provisoirement- jusqu’au 1er octobre 1935. Les nouveaux bâtiments furent inaugurés le 30 mai 1936. Les allemands les occupèrent pendant la guerre, de 1940 à 1944, et depuis, ils ont hébergé l’école des apprentis-marins, puis le Collège Naval

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Ecole Navale
En route pour le « Cabillot » Débarquement au Pont Gueydon

Lancements de Bâtiments

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Brest
Lancement de la Bretagne (21 Avril 1913). Le Cuirassé quitte la cale et s’élance à la Mer.

L’opération de lancement d’un gros bâtiment était toujours impressionnante à Brest, d’autant plus que la grande masse en mouvements devait être arrêtée en un court espace, le plan d’eau étant trop exigu. Il en sortit pourtant des navires de la cale du Point-du-JOUR.

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Brest
4 Septembre 1902. Lancement du Cuirassé d’escadre « République »

Le record, c’est sans doute ces 32 unités (canonnières, patrouilleurs, remorqueurs, avisos) construites en trois ans et demi pendant la guerre 1914-1918. Mais en 1928, ce fut aussi une prouesse que de lancer trois bateaux en quatre mois : un croiseur de 10 000 t, Le Colbert, et deux sous-marins, le Pascal et le Pasteur, lancés à 20 minutes d’intervalle, l’un de l’autre. Par la suite, à Lanninon, on construisit les navires en cale sèche, le plein d’eau étant fait au moment du lancement.

École des Pupillles de la Marine.

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Brest
La Ville Neuve-Ecole des Pupilles.

Créée par le contre -amiral de Gueydon et installée d’abord en 1863 dans l’ancien hôpital Saint-Louis, rue de la Mairie, l’école fut transférée à la Villeneuve, au début de 1882. Une épidémie de conjonctivite s’étant déclarée, l’établissement ferma le 15 septembre 1883. Jusque là, il avait été placé sous un régime quasi-militaire. Ouvert de nouveau le 1er avril 1885, après avoir été réorganisé par le décret du 2 août 1884. Des améliorations furent apportées au régime de l’école. Les pupilles pouvaient ou être admis comme mousses ou entrer comme apprentis dans les ateliers de l’arsenal. 90% des enfants venaient des départements bretons. En 1940, l’école est repliée à Saint-Mandrier, mais à l’annonce de l’occupation de la zone dite libre, c’est un nouveau repli sur Cahors, où elle sera abritée dans la caserne de 150e R.I. (27
novembre 1942).

L’École Des Mousses

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Marine de Guerre
« L’Armorique », Vaisseau Ecole.

Les mousses apparaissent dans la Marine en 1822, chaque division en comportant à l’époque une compagnie ; mais, c’est réellement en 1835 que naît l’école des Mousses, qui se tient sur « L’Abondance », corvette de charge lancée le 13 mai 1820. Elle servira de bateau-école de 1835 à 1850. Remplacée par « La Thétis », de 1850 à 1861, par « L’inflexible » de 1861 à 1876, par « L’Austerlitz » de 1876à 1894. Puis par « La Bretagne » qui garda son nom bien que ce fut tour à tour la « Ville de Bordeaux », le « Fontenoy », le « Mytho » qui, lui s’appela finalement « L’Armorique » coulée en rade de Brest en 1944 par bombardement aérien.

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La « Bretagne »
Ecole des Mousses

Jusqu’à 1940, il était accouplé au « Trémintin », coulé le 27 août 1944 et au « Gueydon ». De 1940 à 1944, l’école des Mousses s’installa à Toulon sur « L’Océan », ex-« Jean-Bart », puis à Bordeaux. En 1945, l’école fut transférée dans le Château du Dourdy ; en Loctudy. Depuis lors, revenue à Brest, elle a pris ses quartiers dans l’ancienne Ecole Navale.

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Marine Militaire
L’Ecole des Mousses, Manoeuvres d’embarcations.

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La Caserne DU 2ème Dépot

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Brest
Vue sur l’Arsenal et la caserne des Equipages de la Flotte.

Bâtie sur l’emplacement d’un ancien moulin à vent, la caserne du 2e dépôt s’appelait autrefois la Cayenne. On suppose que ce nom lui fut donné parce qu’on y aurait logé soit des Colons échappés à l’expédition du Kourou, soit une partie de ceux qu’on expédia en 1768 à Cayenne.

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Brest
Salle de Jeux du 2e Dépôt

Rehaussée d’un étage de 1841 à 1845 elle pouvait contenir 3200 marins. Pour bon nombre de cols bleus, que de souvenirs cette caserne emprisonne dans ses murs gris ! Vous vous rappelez ses grands escaliers, son « corridor 4 » de sinistre mémoire, sa vaste cour où des générations de recrues apprirent le demi-tour à droite et le « colonne par quatre ». L’aubette franchie, vous vous retrouviez dans le Recouvrance grouillant de vie, avec ses petits bistrots au nom fleurant bon le terroir.

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Brest
Caserne du 2eme dépôt-La Cour Groupes de formation à l’exercice.

L’HOPITAL MARITIME

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Brest
L’Hôpital Maritime

Le premier hôpital de la Marine, construit en 1684, fut détruit le 21 novembre 1776 par un incendie au cours duquel périrent trente-et-un forçats. Les malades furent alors hospitalisés au Séminaire des Jésuites (jusqu’en 1834), dans les baraques qui remplacèrent le bâtiment incendié et que l’on continua d’appeler l’Hôpital brulé, et à l’hôpital de Pontanézen.

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Brest
Cour Intérieure de l’Hôpital Maritime-La Chapelle.

Ceci en attendant la construction de l’hôpital Clermont-Tonnerre, du nom du Ministre qui posa la première pierre en 1822. On adjoignit à l’hôpital un jardin botanique (1768) remarquable, un musée aux richesses minéralogiques, botaniques, anatomiques et zoologiques reconnues qui disparurent dans la tourmente de 1944. La chapelle que l’on distingue sur une carte postale avait été bénie par l’évêque de quimper, le 11 février 1863. Après la dernière guerre elle fut reconstruite et bénie le 24 septembre 1955 par le cardinal Feltin, archevêque de Paris, vicaire général aux armées.

Le Terre-Plein Du Chateau

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Brest
Vue de la Grève, prise du Château.

La première grève fréquentée par les Brestois de la rive gauche de la Penfeld s’étendait sous les murailles du château, jusqu’à la jetée ouest du port de commerce. Un arrêté municipal interdisait de s’y baigner nu. Dès 1911, la Marine Nationale projeta le comblement de l’anse et fit, en 1912, délimiter les contours du futur terre-plein par des sillons de galets et des blocs de maçonnerie. Le comblement se faisait lentement et n’avait guère progressé quand, en 1926, la Marine se décida à faire terminer les travaux pour pouvoir élaver les ateliers de l’artillerie navale. Cette décision souleva, de 1926 à 1931, de violents critiques dans la presse, notamment sous la plume de Georges-G. Toudouze.

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Brest
Le Château. La baignade

Les quais et le comblement étaient terminer en 1931 mais la Marine se désintéressa de son premier projet et les terrains abandonnés donnèrent asile à un parc à charbon. En 1937 la Marine y fit tracer des courts de tennis pour ses officiers. Les services de la majorité générale et de la direction du pont s’y installèrent après la dernière guerre.

La Pointe.

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Brest.
L’Entrée du Port Militaire.

La photographie représente l’entrée de la Penfeld à la fin du siècle dernier. Du côté de Recouvrance on distingue la batterie Caffarelli protégeant l’accès au port ; sur la hauteur, la caserne des compagnies d’ouvriers de l’artillerie navale ; sur les quais, les magasins de ce service. Afin d’établir une communication entre l’arsenal et les nouveaux terre-pleins de Lanninon, la Marine commença, au mois de novembre 1931, à araser « La Pointe » (l’ancien Roz-an-Avalou ou tertre des pommiers du XVIIIe siècle). Les pierres extraites servirent à établir les nouveaux quais jusqu’aux Quatre Pompes et les premiers enrochements de la passe ouest de la rade abri, ouverte jusqu’à cette époque vers le Goulet. Les travaux d’arasement se poursuivent jusqu’à la dernière guerre. Ils ont repris depuis la fin des hostilités et ne sont pas encore terminés aujourd’hui. Au premier plan, la pointe des blagueurs du Parc-au-duc, sous le château, qui fut il y a bien des années, avant qu’elle ne soit interdite au public, le rendez vous des flâneurs et des vieux marins qui venaient là apprécier les mouvements des bâtiments sur la rade. En avant de la Pointe des blagueurs, la marine nationale fit sauter, à la fin de 1933, ce qui restait des rochers de la pointe de la Rose afin de permettre le transfert, des cales du Salou aux bassins de Lanninon, où on devait construire la partie avant, du cuirassé « Dunkerque ».

Le Bagne.

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Brest
L’Arsenal-Corderie et ancien Pont Transbordeur de Bizerte.

Le 27 novembre 1740 une ordonnance royale supprima le corps des galères pour le réunir à celui de la marine, les galériens ou forçats furent répartis entre Brest et Toulon. La construction du bagne de Brest fut confiée à l’ingénieur en chef de la marine Choquet de Lindu. Commencée en 1748 elle fut achevée en 1752. La loi du 30 mai 1854 décida la suppression des bagnes de la métropole. Celui de Brest fut complètement évacué en décembre 1858. Il servit ensuite de magasin pour la marine. En 1938 il abritait également les collections de guerre du 2e régiment d’infanterie de marine. Incendié durant le siège de 1944 il fut livré au pic des démolisseurs au mois de septembre 1947. L’administration municipale avait pensé pouvoir conserver le fronton semi-circulaire en pierre calcaire figurants des trophées et attributs navals. La détérioration des sculptures, due aux intempéries et aux éclats de projectiles ; les difficultés soulevées par la dépose d’une t’elle masse et l’impossibilité qu’il y avait de lui trouver un emplacement convenable firent abandonner ce projet. Au début de 1949 il ne restait plus aucune trace de l’œuvre de Choquet-de Lindu

Une modification par 25 mai 2010 16:36, par Bernard Cros

Le bagne

* C’est l’ordonnance du 27 septembre 1748 qui réunit le corps des galères
à la marine.

La construction du bagne débute en octobre 1749. Des forçats sont affectés
aux travaux de terrassement. Dans l’attente de disposer du bagne, les
forçats sont logés dans l’étage d’une des corderies. Le bagne est terminé
à la fin de 1751. Les forçats y sont installés le 18 décembre.

A cette date, Choquet de Lindu est toujours ingénieur "ordinaire". Il sera
promu ingénieur en chef en octobre 1767.

 


    3 Messages

    • Le bagne 25 mai 2010 16:36, par Bernard Cros

      C’est l’ordonnance du 27 septembre 1748 qui réunit le corps des galères à la marine.

      La construction du bagne débute en octobre 1749. Des forçats sont affectés aux travaux de terrassement. Dans l’attente de disposer du bagne, les forçats sont logés dans l’étage d’une des corderies. Le bagne est terminé à la fin de 1751. Les forçats y sont installés le 18 décembre.

      A cette date, Choquet de Lindu est toujours ingénieur « ordinaire ». Il sera promu ingénieur en chef en octobre 1767.

    • Bonjour !
      Il me semble qu’il y a une erreur de date dans le commentaire sur la préfecture maritime :"...construction de la serre en 1958 pou y abriter la salle à manger pour la venue de Napoléon III...".
      Hormis cela, l’article est très intéressant et captivant par conséquent merci !

      Jola

    • La Préfecture Maritime Ancien Hôtel Sain-Pierre. 27 novembre 2010 19:21, par mike

      desole de vous parler par cette boite mais je suis pas tres doue en informatique mais connaitriez vous le prix de la carte postale « en route pour le Cabillot » debarquement de pont-gueydon.merci pour ce sites au revoir