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Les Places de Brest Avant. Jardins et Promenades. Édifices-Publics. enregistrer pdf {id_article}
mercredi 20 décembre 2006
par PERHIRIN Georges
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Place Wilson

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Brest
Place du Champ de Bataille

Elle ne prit ce nom qu’en 1918, avant la venue du Président de la République des Etats-Unis, à Brest, le 13 décembre 1918. Auparavant, c’était « le Champ de Bataille », tracé dès 1694 par Vauban et aplani en 1704 pour servir de champ de manœuvres aux gardes de la Marine. Sous la Révolution, elle prit le nom de Place de la Liberté, le jour où l’on y planta l’arbre de ce nom, abattu nuitamment en 1816. On y dressa l’autel de la Patrie, puis, plus tard, la Sainte Montagne. Si on y célébra les fêtes décadaires, on y laissa en permanence la guillotine pendant un mois... Le kiosque sur lequel la Musique des Equipages de la Flotte et celles des régiments en garnison donnaient leurs concerts fut construit en 1890, en remplacement d’une simple estrade de bois. Tout autour de la place, où, à Noël, avait lieu la fête foraine, courait un muretin surhaussé de balustrades et qui avait été construit par des forçats.

Place Sadi-Carnot

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Brest
Place Sadi -Carnot et Rue de Traverse

La place Sadi-Carnot, ancienne place de la Halle, fut aménagée, en 1833, après la construction de cette dernière. Cependant des immeubles l’encombraient encore, notamment en bordure de la rue Traverse. En 1897, la place prit sa physionomie définitive. Des arbres furent plantés et un mur de soutènement surmonté d’une balustrade en fonte construit au-dessus de la rue Emile-Zola. C’est près de cette balustrade que s’ouvrait l’entrée de l’abri où périrent tant de Brestois dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944. La photographie est prise dans l’axe de la rue Traverse, vers le cours Dajot. Au premier plan, la halle aux blés et l’entrée de la bibliothèque municipale ; au deuxième plan, l’hôpital civil et sa fontaine.

Place de L’Harteloire.

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Brest
La Place de L’Harteloire

La Place de l’Harteloire sur laquelle, après la Libération, on construisit le Lycée de même nom - en baraques - fut inaugurée le 8 septembre 1895. Elle doit son nom à François de Betz, comte de la Harteloire lieutenant général des armées navales, qui avait acheté, en 1693, les terrains formant le quartier qui porte son nom, et où il construisit une bastide, à l’aide des profits tirés de la guerre de course. Le 1er mai 1964, la Maison du Peuple, bâtie, à l’origine, au Bois de Boulogne, par « Les Amis de la Maison du Peuple » (1924) était inaugurée sur la partie est de la Place.

La Place des Portes

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Brest
place des Portes

(Place Anatole-France - Pace Maréchal - Leclerc)

La place des Portes fut définitivement aménagée en 1924 lorsque les grilles qui symbolisaient l’entrée de la place forte eurent disparu. A l’angle de la rue Louis-pasteur et de la rue d’Algésiras, se dressait l’Hôtel Moderne

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Brest
Hôtel-Moderne.

construit en 1898-1899 à l’emplacement de l’ancien hôtel du Grand-Turc. Les troupes américaines y logèrent, à la fin de la première guerre mondiale, les services de l’Y .M .C. A. Réquisitionné par l’autorité militaire dès septembre 1939, il abrita l’état-major de la marine anglaise. Il fut à nouveau réquisitionné part les troupes allemandes, le 20 juin 1940, pour les besoins de la Kommandandantur. A l’autre angle de la rue d’Algésiras, dans l’ancien corps de garde des portes, la Compagnie des Tramways avait aménagé ses bureaux qu’elle dut abandonner, en 1930, lors de la Construction de l’hôtel des postes.

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Brest
Le Square et l’avancée de la Place des Portes

Au centre de la place, entre la rue de Siam et la rue Pasteur, s’élavait un imposant immeuble à arcades construit en 1829-1830. Ce fut longtemps l’hôtel du Grand Monarque. Les services de télégraphe vinrent également s’y installer en 1855. Entre les deux dernières guerres le « gant Perrin » occupait l’angle de la rue de Siam, une épicerie en gros à l’angle de la rue Louis-Pasteur. Cette dernière céda la place, en 1936, à un café qui prit le nom de « Café des Arcades » promoteur, à Brest, des terrasses extérieures vitrées

Place Maréchal-Joffre

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Brest
Place du Château

(Place du génie)
Un peu en dehors de la place du Château, bordant le cours Dajot, elle formait un angle rentrant où aboutissait la rampe obscure de la rue d’Alger montant vers la rue Duguay-Trouin. En 1896, l’administration de la Guerre y fit construire un grand pavillon qui abrita les services de la chefferie du génie et le cercle des officiers de la garnison. L’immeuble fut ensuite occupé par l’armée allemande.

Place Marcelin-Berthelot

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Brest
Place Étienne Dolet et rue Louis Pasteur

(Place Médisance)

La photographie, prise vers 1906, représente la partie Est de la place Médisance, avec sa fontaine adossée au mur de soutènement du bas de la rue de la Rampe (rue Jean-Macé). A l’angle de celle-ci la pharmacie, dite « du Serpent » (un superbe boa empaillé ornait une des vitrines). A gauche, la partie haute de la rue de la Grand’Rue-rue Louis-Pasteur-avec le traditionnel marchand de glaces et sa petite voiture jaune et rouge aux couvercles de cuivre bien astiqués.

(La légende de la carte est erronée.)

Place De La Liberté

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Brest
Place de La Liberté

Ancien terrain vague, aplani par des ouvriers sans travail, en 1811, cette place prit le nom de place du Roi de Rome. Mais, chaque changement de régime apportant une révolution onomastique, de Roi de Rome, elle devint Place Bourbon, puis Place de la Liberté, pour redevenir Place du Roi de Rome et Place de la liberté, en 1870, nom qu’elle a conservé depuis lors. Elle servit de terrains de manœuvres à l’armée ; les concours hippiques y connurent des beaux jours, ainsi que les jeux de lotos. Les fêtes foraines avec leurs loteries, leurs cirques, leurs marchands de gaufres ou de frites s’y installaient régulièrement. En 1921, on y bâtit le Théâtre de « planches », en remplacement de la salle incendiée de la Place Wilson. Les maisons construites au Nord de la Place, de la villa Champêtre au « Bouillon Duval », en passant par « Le Treillis Vert », étaient jusqu’au 10 janvier 1921 frappés de servitude par le génie.

La Place Guérin

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Brest
La Place Guérin

La place Guérin fut comprise dans le plan régulateur de l’Annexion-nous dirions le plan d’urbanisme- du 22 octobre 1869, qui aménageait l’emprise de la ville de Brest sur le territoire de la commune de Lambézellec. La ville acquit les terrains nécessaires à l’implantation de la place et de l’école de garçons, en 1882. L’école, qui devait s’appeler l’école de Bel-Air, du nom de ce quartier, fut construite en 1888 et baptisée du nom de Guérin en 1886, bien avant sa mise en œuvre. François Théodore Guérin, lieutenant de vaisseau, issu d’une ancienne famille de marins brestois originaire des environs de Toulon installée à Brest vers 1699, né dans notre ville en 1801, mort à Brest le 9 février 1886, n’ayant pas laissé de descendance, légua tous ses biens à des œuvres de bienfaisance. Une importante partie de ce legs fut consacrée à l’achat de titres de rente dont le rapport, selon la volonté formelle du légataire, fut employé à la constitution de cent livrets de 20,00 F destinés à récompenser les meilleurs élèves des écoles primaires communales. Les constructions d’immeubles de la place et des rues avoisinantes commencèrent après la guerre de 1870.

La place Ornou

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Brest
Place Ornou

Le Parc-ar-C’Hornou ou Parc-ar-Cornou, était à la fin du XVIIe siècle, un vaste champ appartenant au prieuré des Sept-Saints. Une notable partie de ce champ fut cédée au Roi en 1705 pour la construction des défenses extérieures du Château et le dégagement de ses glacis. Le recteur de Saint-Louis, prieur de Brest, loua l’autre partie à des entrepreneurs qui y ouvrirent des carrières. A la fin du XVIIIe siècle et sous la Révolution, les carrières furent comblées, la rue du Château prolongée jusqu’à la place dont on commença le nivellement. On traça deux rues à travers le Parc-ar-Cornou : la rue Ornou et la rue Jean-Jacques Rousseau qui reçurent leur nom en l’an XI. Elles se rencontraient en formant une petite place bordée à l’est par la rue Charbonnière (rue Monge), Face au couvent des Pères Carmes. C’est là que se tenait, avant la construction de la halle (future salle des fêtes) en 1828, le marché aux blés. Cette même année la ville acquit quatre parcelles de terrains et la place fut définitivement aménagée. L’immeuble en façade entre les deux rues fut construit en 1836.

La place Saint-Louis

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Brest
Place Saint-Louis

La photographie est prise du perron de l’église. A gauche des halles et la rue Ambroise-Thomas-rue de Crée- montant vers la rue d’Algésiras. Appelée autrefois, place du vieux Marché, elle était encombrée d’échoppes et de baraques qui disparurent lors de la construction de perron de l’église en 1788.

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Brest
Place Saint-Louis

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La vie sur Brest. Sources Annuaires de la ville de Brest. Archives de la ville de Brest. Histoire de la ville et du port de Brest. Et les cartes du livre d’Éditions de la cité année (1969) en Vente.

Le Cours Dajot

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Brest
Le Cours Dajot

En juillet 1769, sur les plans de M. Dajot, directeur des fortifications, et sur son instigation, commencèrent les travaux de la belle promenade, qui sous la Révolution prendra le nom de Cours de la Réunion, et qui, en 1811, portera, à nouveau, le nom qu’elle porte de nos jours. Auparavant, cette bande de terre, occupée par des carrières, des jardins et des parcelles en friche-avec à l’une de ses extrémités « la Pépinière du Roy »- n’avait rien de l’actuel belvédère qui ouvre des perspectives sur le hublot du Goulet. Faute de crédits, les travaux durent être interrompus. La promenade s’arrêtait alors bien avant le monument Jean-Gras. Ce n’est qu’en 1800, que le maire, Jean-Maurice Pouliquen, trouvant en Caffarelli, le Préfet Maritime, une aide précieuse, put mener la tâche à bien. Ce dernier fournit, en effet, des corvées de forçats pour les travaux de terrassements et le jardinier-botaniste Laurent fut chargé de la plantation des arbres de la promenade.

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Brest
Le Cours Dajot-La Promenade des Enfants

Au siècle dernier, on y donnait régulièrement des concerts. Ainsi, en 1860, la musique du 39e donnait le sien le mardi, celle des Equipages de la flotte et celle de l’infanterie de Marine, le jeudi, et cela de 18h30 à 19h30. Ce qui valut une plainte des parents d’élèves du lycée qui ne pouvaient travailler pendant les études.

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Brest
Le Court Dajot (1)

Le Square la Tour-d’Auvergne

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Brest Square de la Tour D’Auvergne
Square de la Tour D’Auvergne

Un des plus agréables coins du Brest d’avant-guerre, avec ses guirlandes de roses. Et pourtant...un siècle et demi plus tôt, c’était l’ancien Pont de Terre, un chemin malodorant où croupissait une eau dormante, un ravin servant de refuge à tout ce que Brest comptait de vide-goussets, de mendiants, de forçats évadés et de filles de mœurs au moins légères. Le choléra de 1832 obligea la Municipalité à prendre des mesures de sécurité et d’hygiène et la cour des miracles brestoise disparut pour faire place au square qui, en 1841 prit le nom de « la Tour d’Auvergne ».

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La Rue de la Mairie et place de la Tour D’Auvergne

Cent ans plus tard, ce fut la catastrophe. Dans la nuit du 4 avril 1941, l’Hôtel Continental, imposant avec ses deux dômes, l’Hôtel Continental donc, où s’était installé l’état-major naval allemand, flambait. A l’heure du repas, une bombe lancée de très haut. Par un avion allié, s’était abattue sur l’hôtel l’incendiant presque totalement et causant des morts.

Le Bois de Boulogne

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Brest
Le Bois de Boulogne.

C’était jusqu’à la dernière guerre, une promenade ombragée de grands ormes qui s’étendait, sur les glacis des fortifications, de la gare à la vallée du Moulin à Poudre. Cette ceinture de verdure entourait d’ailleurs la ville en passant par les hauteurs du Bouguen et les remparts de Recouvrance jusqu’à la pointe des Blagueurs pour revenir ensuite, par le cours Dajot, rejoindre la gare. Près de cette dernière, entre l’avenue Clémenceau et les douves où passait la voie du chemin de fer départemental, on devinait, au petit matin, les ombres furtives des « Reines des jardins » lamentables épaves dont le bois était à la fois le salon et la chambre à coucher. Elles allaient se réchauffer au comptoir des petits cafés dont les baraques toutes de guingois bordaient l’avenue. De l’autre côté de la place de la Liberté, vers Kérinou, les frondaisons dissimulaient la Villa Champêtre et ses allées de boules ; des jardins en friche royaume des « Romanichels » et plus loin les baraques de la Maison du Peuple. Le Bois de Boulogne, qui était autrefois laissé à l’abandon, fut aménagé par la ville, avec l’accord du Génie Militaire, vers 1895. On traça des allées, on installa des bancs ; mais les grands ormes, ainsi que tous ceux du pourtour de la ville étaient menacés d’une destruction à plus ou moins longue échéance due à un insecte, le grand scolyte de l’orme, qui fit son apparition en 1927.

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Brest
Allées de Kérinou

On commença alors à abattre les arbres les plus atteints que l’on remplaça aussitôt ; mais la guerre se chargea hélas ! Rapidement, de résoudre le problème.

Place du Château.

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Brest
Panorama dela Place du Château

Le comblement du quartier des Sept-Saints vers 1884-1886, avait exigé la construction de murs de soutènement dont l’ensemble dominait le boulevard de la Marine reliant la place du château à la porte Tourville. A l’intérieur de ce quadrillage de murailles, des excavations subsistaient qui ne furent comblées qu’en 1901.

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Brest
Vue d’Ensemble du Château

En 1902, la ville fit aménager à la place du « trou » arasé et nivelé, le square dit du « Jet d’eau ». Les immeubles voisins furent construits à la même époque sur des terrains aliénés par la ville.

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Brest
La place du Château

La Mairie

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Brest
La Mairie

La ville de Brest fut longtemps privée de maison commune. De 1726 à 1757 les édiles brestois se réunissaient dans un appartement loué à des particuliers. Le 1er juin 1757, Marguerite Gouin de Chapizeau, veuve de Joseph Olimant de Kernéguez, vendait à la ville, pour la somme de 22 437 livres 10 sols, l’hôtel construit pas son père, vers 1710, sur une parcelle des terres nobles de Tronjoly, acquise en 1709 à Thomas Le Mayer, sieur de la Villeneuve, ancien maire de Brest. La nouvelle mairie fut bientôt trop petite et, dès 1775, on formait le projet d’en construire une plus vaste sur les terrains du Petit Couvent, en façade sur le champ de Bataille. Ce projet fut repris en 1909. Durant 185 ans d’occupation municipale, le vieil hôtel Chapizeau fut agrandi et modifié mais le problème de son remplacement se posait toujours avec la même acuité. En 1942, les services municipaux, fuyant le centre-ville qui leur paraissait trop exposé aux bombardements, cédèrent la place à la police d’Etat et s’installèrent dans l’école professionnelle de filles de la rue Danton. Durant le siège de 1944, les membres de la délégation spéciale s’assemblaient au hasard des immeubles encore intacts. A la libération, une mairie provisoire s’ouvrit dans une villa près de la gare de landernau en attendant le retour à l’école de la rue Danton. Au mois d’avril 1945, l’école fut rendue à sa première destination et la mairie prit possession des baraques édifiées par les services de la reconstruction, rue Malakoff, dans les jardins des Petites Sœurs des Pauvres. Enfin, le 18 décembre 1961, l’hôtel de ville définitif était inauguré. Les problèmes posés par l’hôtel Chapizeau trouvaient ainsi une solution.

La Banque De France.

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Brest
La Banque de France

La banque de France installa une succursale à Brest en 1860, 2 bis rue de la Mairie. Elle acquit ensuite, en 1881, de M. Dauriac, un jardin en bordure de la rue de Siam, près du Grand-Pont. En 1882, lorsque les terrains pris sur les remblais recouvrant l’ancien quartier des Sept-Saints furent stabilisés, la Banque de France acheta à la ville une autre parcelle en façade boulevard Thiers et lui céda les terrains nécessaires à l’ouverture de la rue qui prit son nom -rue Brossolette actuelle-. Le premier immeuble, précédé d’un jardin clos de murs, fut construit en 1887-1888. Des transformations importantes furent effectuées en 1923-1924 et le jardin fit place à une cour intérieure bordée de bâtiments aux angles des rues de Siam et de la Banque et boulevard Thiers.

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Brest
La Banque de France (1)

L’immeuble reconstruit ouvrit ses portes, place Wilson, à l’emplacement du Petit Couvent, le 23 novembre 1953 ; il est l’œuvre de l’architecte Tournon, membre de l’Institut.

La Poste.

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Brest
L’Hôtel des Postes

Jusqu’à 1890 les services postaux étaient installés, rue Traverse au n° 15, immeuble qu’ils occupaient depuis 1878 après un long séjour rue Voltaire. Les services télégraphiques avaient leurs bureaux dans la maison Halligon, à l’hôtel du Grand Monarque, entre la Grande’ rue et la rue de Siam, en façade sur la place des Portes. Ils assurèrent la réception des dépêches du télégraphe Chappe jusqu’au 8 mai 1867 lorsque fut reçu le premier télégramme par la voie électrique.

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Brest
La Poste

La compagnie des câbles chargée depuis 1869 de la liaison avec les Etats-Unis, était installée 35 rue Saint-Yves et 6 rue de Crée (rue Ambroise Thomas). En 1890, Madame Veuve Lamarque, propriétaire de l’hôtel construit en 1872 par son mari, au 32 de la rue du Château à l’angle de la rue d’Aiguillon, sur le Champ de Bataille, loua l’ensemble de sa propriété à l’administration des postes qui y rassembla les services postaux et télégraphiques auxquels vinrent se joindre les câbles transatlantiques. Le réseau téléphonique urbain s’y rattacha le 1er mars 1896. L’extension rapide du téléphone obligea l’administration des P .T. T. à installer, en 1922, les standards dans un vieil immeuble appartenant à la ville, dépendance de l’école primaire supérieure, au Petit Couvent, en façade sur la rue Jean Macé, immeuble partagé avec l’école de navigation l’ancien hôtel Lamarque s’avéra bientôt trop petit et mal adapté à un trafic de plus en plus intense. Consciente de ce problème, la ville obtint, en 1920,
la concession d’une parcelle de l’enceinte déclassée, en façade place des Portes et, après bien des difficultés techniques et financières, l’hôtel de la place Wilson fut abandonné en 1931. Les services postaux et télégraphiques prirent possession du bel immeuble au fronton de mosaïque réalisé d’après un carton de Lautrou. Le 1er juillet de la même année, le téléphone automatique était mis en service. L’hôtel Lamarque, remis en état par Alexandre Thiercelin, son propriétaire, fut loué par appartements. Charles Chassé et sa famille y résidèrent en 1939. L’ancienne salle des guichets devint la salle des Arts exploitée par la paroisse Saint-Louis. On y organisa jusqu’à la dernière guerre des représentations théâtrales, des concerts, des conférences. Elle fut occupée, dès le 10 octobre 1940, par les allemands, puis par le Secours National Après la destruction de la ville les services postaux, télégraphiques et téléphoniques s’installèrent dans l’immeuble des Galeries Saint-Martin, rue Jean-Jaurès, qu’ils abandonnèrent, à l’exception de téléphone, en 1952, pour occuper leur hôtel définitif conçu par l’architecte Laloy. Enfin, le 17 mars 1956, les standards téléphoniques des Galeries Saint-Martin étaient abandonnés et le téléphone automatique rétabli place Maréchal-Leclerc. La Société des Câbles sous-marins, qui avait perdu beaucoup de son importance, s’était repliée, le 16 novembre 1933, à Déolen, ne conservant à Brest qu’un service restreint occupant une faible partie de la salle du télégraphe, au 2e étage de l’hôtel des postes.

La CAISSE D’ ÉPARGNE.

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Brest
La Caisse d’Epargne

La Caisse d’Épargne a été fondée par un acte du 19 mars 1821 approuvé par ordonnance royale du 27 août suivant. Dès sa création, elle s’installa dans un local de l’hôtel de ville, puis en 1835 au n° 25 de la place du Château et successivement ; en 1850, au numéro 11 de la même place et en 1857 au numéro 7. Enfin, en 1899, la caisse acquit du négociant Ely-Labastire, l’ancien hôtel où mourut, le 11 juin 1791, Lamotte-Picquet, au numéro 21 de la rue de la Rampe (rue Jean-Macé), plus tard propriété de la société des vêpres. Dans le jardin qui se prolongeait jusqu’à la rue Foy, la caisse fit construire un petit immeuble qui fut inauguré en 1900. C’est celui qui est représenté sur la carte postale. L’importance de la caisse devint telle que, le 22 décembre 1937, on inaugurait, au même emplacement, un nouvel hôtel conçu par l’architecte Chabal. Après les destructions de 1944, la caisse d’Épargne trouva asile dans un immeuble sinistré de la rue Branda, sommairement réparé, puis dans une baraque de la cité commerciale, place de la Liberté. La situation précaire de la Caisse prenait fin le 8 décembre 1952 avec l’ouverture de l’immeuble actuel implanté approximativement à la même place que l’ancien.

Le Théâtre.

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Brest
Le Theâtre

Procurer des distractions saines aux troupes de la garnison trop souvent sollicitées par les innombrables tripots et maisons mal famées de la ville, était un des soucis des gouverneurs militaires de Brest. Le Théâtre leur sembla le meilleur moyen de parvenir à ce but. Une salle provisoire en bois fut dressée dans le potager de l’hôtel des gardes de la Marine, future préfecture maritime. Détruite par un incendie en 1765, le commandant de la place, de Roquefeuil, fit édifier sur son emplacement une salle définitive, dont le financement fut assuré par un prélèvement sur la solde des officiers. Bien qu’il eut avoué manquer de compétence en matière de théâtre, l’ingénieur Choquet de Lindu, se chargea d’établir les plans ; plans modifiés ensuite par Nicolin, maître de dessin des gardes de la marine et par Dumont, auteur d’ouvrages sur les salles de spectacles. La construction fut confiée à l’entrepreneur Malmanche et le 7 décembre 1766 le rideau se levait sur la première représentation. La marine s’attribua la propriété de l’immeuble, mais en fut dépossédée en l’an IV. Le théâtre, considéré comme bien national, échut à une société privée composée de négociants brestois. Le 16 janvier 1817 une ordonnance royale autorisa la ville à s’en rendre acquéreur pour une somme de 100 000 francs. Entièrement restauré en 1859, un incendie détruisit le théâtre le 11 mars 1866. On aménagea alors une salle provisoire dans la nef de la halle aux blés, notre future salle des fêtes. Reconstruit sur les plans de l’architecte Charpentier, le théâtre poursuivit sa carrière jusqu’à l’incendie de 3 mai 1919. Considérant que les murs ne présentaient plus une solidité suffisante la ville décida en 1923 d’aliéner le terrain et les ruines. Elle fit élever sur un terrain appartenant au Génie militaire, place de la Liberté, une salle provisoire en bois, inaugurée le 28 avril 1921 et détruite lors du siège de 1944. Sur l’emplacement de l’ancienne salle, en bordure de la rue d’Aiguillon, une société immobilière fit construire, de 1928 à 1930, un vaste immeuble, un des seuls épargnés par les bombardements. Du grand théâtre de Brest, l’un des plus beaux de province, les deux incendies et la guerre ont laissé la façade de Choquet de Lindu et les anciens locaux de l’administration aménagés en 1928, par le journal l’Ouest-Éclair. Un entrepôt pharmaceutique s’y installa en 1957, mais depuis quelques années, ce dernier vestige du passé brestois ne semble plus attendre que le pic du démolisseur, et c’est bien dommage.

Fontaine.

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Brest-Recouvrance
Vieille fontaine rue de la Tour

Près de la porte Jean Bart de l’arsenal, à l’angle de l’ancienne rue de la Fontaine et de la rue de l’Église, cette fontaine fut élevée sur l’emplacement qu’occupait il y a quelque 380 ans la « cimetières des noyés » attenant alors au vieil hôpital de Sainte-Catherine. Un écusson martelé la surmontait portant cette inscription latine : Si vestram, Brestense, Sitim si consule Lunven Unda Levat memori Pectore munus habe. Un ancien bibliothécaire archiviste de la ville, M. Mauriès, fit, de cette inscription, cette traduction libre : Si le soir, Brestois, ta soif, grâce au maire Lunven est apaisée par cette onde, gardes-en le souvenir en ton cœur reconnaissant. Construite en 1760, la fontaine tarie depuis la dernière guerre, de dresse toujours aux pieds de la tour Tanguy. Un projet récent envisage son transfert dans le square aménagé en face de la tour afin de dégager le parking de la porte de l’arsenal.

La Halle aux blés. La Bibliothèque Municipale. Le Musée. La Salle des Fêtes

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Brest
Salle des Fêtes

Ouverte au public le 15 septembre 1833, la halle aux blés s’élevait dans l’ancien jardin des pères Carmes, propriété de l’hospice civil, acquis par la ville en 1820. Dans les galeries, on exposait toutes sortes de marchandises : grains, toiles, légumes secs, verreries, lin, fil, cuirs... La nerf centrale, dont le toit en pyramide dominait la ville, fut aménagée pour la première fois en salle de bal en 1842, lors de la visite du duc et de la duchesse de Nemours ; elle servit ensuite, en 1858, à la magnifique réception offerte à l’empereur Napoléon III et à l’impératrice Eugénie. En 1892 et 1893 on aménagea définitivement la salle des fêtes en prévision de la venue du président Sadi Carnot lequel, malade, ne put répondre à l’invitation de la ville. Elle fut inaugurée le 10 avril 1894. Dans les galeries entourant la nef on installa, en 1853, la Bibliothèque municipale et, en 1875, le musée des Beaux-arts. L’association sportive « La Brestoise » trouva asile, de 1885 à 1940, dans la salle du rez-de-chaussée qui servit également de salle d’examens, de conférences. Par mauvais temps la musique de la Flotte y donnait des concerts. En 1942 la ville y entreposa les caisses de masques à gaz destinés à la population. Ces caisses furent un aliment de choix pour l’incendie provoqué par le bombardement du 4 juillet 1942 qui détruisit complètement l’édifice. Beaucoup de collections de la bibliothèque et du Musée avaient déjà été évacuées. Malgré cela les pertes furent sensibles. Il faut notamment déplorer la disparition des archives de l’Amirauté du Léon, source précieuse pour l’histoire du commerce maritime et de la guerre de courses, dont la mise à l’abri devait être effectuée le lendemain matin. Regrettons aussi les documents iconographiques du Musée intéressant l’ancien Brest et sa région. La Bibliothèque commença immédiatement à se reconstituer grâce à des dons et se réfugia d’abord au rez-de-chaussée de l’école professionnelle des filles, rue Danton, puis dans l’école maternelle de la rue Bugeaud où elle fut à nouveau sinistrée en 1944. Après la guerre, la bibliothèque rouvrit ses portes dans l’école de la place Guérin, puis dans les baraques de l’avenue Foch, près du centre hospitalier. Le bâtiment actuel ouvrit ses portes le 15 septembre 1957. Une faible partie des collections du Musée, évacuée au château d’Ussé, revint après la guerre, pour être entreposée dans le grenier du groupe scolaire de kérichen puis dans les baraques de la bibliothèque, avenue Foch, avant de prendre place définitivement dans le nouveau bâtiment du centre culturel terminé depuis peu de temps.