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La D.C.A.N. DE BREST. Des origines à 1978 (une partie) enregistrer pdf {id_article}
dimanche 29 juin 2008
par PERHIRIN Georges
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HISTORIQUE DE L’ARSENAL DE BREST

Des origines à la Révolution et à l’Empire

La création du port militaire n’intervient cependant qu’en 1631, sur décision de Richelieu, et les premiers travaux importants n’y sont effectués qu’à partir de 1666, sous la haute direction de Colbert, alors Contrôleur général des finances.

En 1669, le Marquis de Seignelay, fils de Colbert et Ministre de la Marine, publie l’ordonnance du 15 avril qui codifie avec précision l’organisation des Arsenaux : l’intendant, qui relève directement du Ministre, est responsable de l’ensemble des activités de l’Arsenal. Il en ordonnance les dépenses. Le « Commandant de la Marine » n’a autorité sur la flotte qu’après qu’elle ait été armée.

Le premier bassin de l’Arsenal de Brest, le bassin Tourville, est construit en 1683. Il sera agrandi à 2 reprises en 1745, puis en 1864.

Après le rapide développement des années 1660 à 1690, l’Arsenal de Brest connaît une période de stagnation de plus de 40 ans. Puis un nouvel essor lui est donné par deux ministres de Louis XV, le Comte de Maurepas et le Duc de Praslin. L’architecte Choquet de Lindu remplace alors les vieux bâtiments de l’époque de Colbert par des bâtiments en granit. Il édifie notamment, en 1747, sur la rive gauche de la Penfeld, un imposant atelier de Corderie, long de 400 m. La construction des bassins de Pontaniou débute en 1746.

Au cours des mêmes années, un sérieux effort est fait pour renouveler les techniques traditionnelles, souvent empiriques, de constructions navales. Celui-ci se concrétise notamment par la création, en 1741, du Corps des Ingénieurs constructeurs, ancêtre de celui des Ingénieurs du génie maritime.

Les innovations en la matière d’organisation sont moins heureuses après que Choiseul ait cru bon de placer l’Intendant et le Commandant de la Marine sur pied d’égalité, Castries, en 1786, restaure l’unité de commandement en donnant au Commandant de la Marine le pas sur l’Intendant.

Quelques années plus tard, Bonaparte modifiera une nouvelle fois cette organisation en plaçant à la tête de l’Arsenal le « Préfet Maritime », haut fonctionnaire choisi pour ses qualités personnelles, sans considération de corps d’origine ou de grade (1) (arrêté du 7 Floréal an VIII).

(1) Ce n’est qu’à partir de 1875 que le Préfet Maritime sera obligatoirement un Vice-Amiral.

Signalons enfin qu’au cours des dernières années de la monarchie, les ouvriers bénéficient d’un embryon de statut, avec le règlement de demi-solde aux personnels inemployés (préfiguration d’une certaine stabilité de l’emploi) et l’instauration, sous certaines conditions, d’un système de pension (ordonnance de 1784).

Le XIXème Siècle
Pratiquement interrompu pendant la Révolution, l’Empire (qui s’intéresse à CHERBOURG), et la Restauration, le développement de l’Arsenal de Brest reprend à partir de 1845, en liaison avec l’essor industriel de la 2ème moitié du XIXème Siècle.

Le grand bassin du Salou (bassin 4) est mis en chantier en 1857.

Les premiers ateliers de Mécanique, Fonderie et Chaudronnerie sont construits en 1845, sur le plateau dit « des Capucins ». Ces ateliers seront rénovés et agrandis entre 1858 et 1864.

Les premiers « Bâtiments en Fer » sont bâtis en 1865.

Les importantes extensions des services de l’Arsenal ainsi réalisées imposent une redistribution des aires disponibles le long de la Penfeld, au profit de la Marine Nationale. Dès 1935, celle-ci avait acquis les ateliers privés qui subsistaient, en fond de Penfeld, à Kervallon. Mais les bâtiments de commerce continuaient d’accoster aux quais Tourville et Jean Bart. Ce n’est qu’en 1865 que Napoléon prend la décision de transférer le Port de Commerce dans l’anse de St Marc et de réserver l’accès de la Penfeld aux bâtiments de Guerre.

De la même époque (1868) date la construction des premiers magasins à poudre, sur des terrains que la Marine avait acquis, 40 ans plus tôt, en bordure de l’anse de Kerhuon.

Mentionnons enfin, pour la petite histoire, que les forçats quittèrent définitivement les Arsenaux pour la Guyane, en 1852.

Des années 1900 à la 1ère Guerre Mondiale

L’Arsenal de Brest qui n’a guère évolué dans les années qui suivent la défaite de 1870, connaît un nouveau regain d’activité à partir de la fin du XIXème Siècle, et jusqu’à la première guerre mondiale.

Son extension vers le Sud-ouest est amorcée, en 1900, par l’édification d’une grande jetée de 2160 m qui délimitera l’actuelle rade-abri. Celle-ci est à l’époque accessible à la fois par l’ouest et par l’Est.

En 1905, la construction d’un quai d’armement de 675 m de long est entreprise à Laninon. Ce quai se termine par le « port des Torpilleurs » qui protège les quais de la houle qui rentre par la passe Ouest de la rade-abri.

5 ans plus tard, débute celle des deux grands bassins de Laninon. Ces bassins qui auront une longueur de 250 m et une largueur de 35 m, suffisantes pour les plus grands bâtiments de l’époque, ne seront achevés qu’en 1918.

Simultanément les 2 cales de lancement du « point du Jour » et l’atelier des bâtiments en fer sont rénovés (1907-1910-1911).

Tous ces travaux permettent à l’Arsenal de Brest de prendre sa part dans la construction de l’imposante Flotte de Combat dont la France va disposer au début de la première guerre mondiale.

Ainsi, parmi les croiseurs et cuirassés qui sont encore en service en 1914, avaient été lancés à Brest :

en 1895, Le Cuirassé de 2ème rang (Charlemagne) de 11.300 T
en 1896, Le Cuirassé de 2ème rang (Gaulois) de 11.300 T
en 1899, Le Cuirassé de 2ème rang (Suffren) de 12.750 T

en 1900, Le Croiseur Cuirassé (Marseillaise) de 10.400 T
en 1901, Le Croiseur Cuirassé (Léon Gambetta) de 12.550 T
en 1902, Le Cuirassé de 1er rang (République) de 14.865 T
en 1904, Le Cuirassé de 1er rang (Démocratie) de 14.900 T
en 1907, Le Croiseur Cuirassé (Edgard Quinet) de 14.000 T
en 1909, Le Cuirassé de 1er rang (Danton) de 18.350 T
en 1911, Le Cuirassé de 1er rang (Jean Bart) de 23.467 T
en 1913, Le Cuirassé de 1er rang (Bretagne) de 23.500 T
et enfin, en 1914, le Cuirassé de 1er rang
(Flandre) de 25.230 T

Les années qui précèdent la première guerre mondiale sont également marquées par une certaine évolution administrative ou sociale des Arsenaux.

En 1900, les Directeurs des Constructions Navales et de l’Artillerie Navale deviennent responsables de la gestion de leurs crédits. Celle-ci était auparavant assurée par les Services du Commissariat qui relevaient du Préfet Maritime.

La légalité des syndicats est officiellement reconnue dans les Arsenaux en 1902.

La durée du travail est réduite à 9h 35 mn par jour en 1901 et à 8 h en 1903. A partir de 1911, les ouvriers bénéficient de 6 jours de congés payés par an, cette durée étant portée à 12 jours dès l’année suivante.

De 1914 à 1939

De 1914 à 1918, l’Arsenal de Brest ne construit que des bâtiments de petit tonnage (avisos et canonnières).
Cependant, dès la fin de la guerre, sous l’impulsion notamment de Georges Leygues, qui sera Ministre de la Marine de 1917 à 1920, puis de 1925 à 1930, et encore en 1932 et 1933, La France entreprend de se doter à nouveau d’une Flotte de Combat nombreuse et puissante.

De 1923 à 1933, (9) Croiseurs

- les « Duguay Trouin » et « Primauguet » de 7.250 T,
- Les « Duquesne », « Suffren », « Colbert », « Foch », « Dupleix », et « Algérie » de 10.000T,
- le « La Galissonnière » de 7.600,

Sont lancés à Brest, en même temps que 8 sous-marins (les « Marsouin », « Phoque », « Pascal », « Pasteur », « Achille », « Ajax », « Héros », et « Centaure »).

Lorsque la menace d’une nouvelle guerre mondiale se précise, les travaux d’aménagements de l’Arsenal reprennent activement.

En 1931, les falaises du secteur de la Pointe sont arasées et les déblais sont utilisés pour le comblement de la passe Ouest de la rade-abri.

Simultanément d’importants travaux de génie civil sont menés dans tout l’Arsenal (percement de tunnels, aménagements de terre-pleins), pour permettre de desservir par voie ferrée, les 2 rives de la Penfeld et les quais de Laninon.

En 1935, après le comblement de la passe ouest de la rade-abri, un nouveau quai des Flottilles, long de 950 m, est construit entre le quai d’armement de Laninon et la grande jetée.

Enfin, dans le secteur de la pointe sont bâtis les halls ou ateliers d’artillerie qui seront nécessaires pour le montage des tourelles et des télépointeurs des cuirassés.

De 1933 à la déclaration de guerre, l’Arsenal assure encore, outre l’achèvement des bâtiments précités, la construction des Cuirassés « Dunkerque » et « Richelieu » et l’armement de plusieurs navires construits par l’Industrie, dont les Croiseurs « Marseillaise » et « Georges Leygues », le Cuirassé « Strasbourg », et 4 sous-marins.

Au cours de cette période d’intense activité, il apparaît que la disponibilité de 2 grands bassins seulement, ceux de Laninon, est insuffisante pour faire face au programme d’entretien de la Flotte et à la construction de navires de ligne, dont le tonnage et les dimensions augmentent régulièrement (1). Aussi décide-t-on de construire, entre les bassins 8 et 9 et la Pointe, un nouveau bassin qui devait avoir, au départ, 305 m de long et 46 m de large, mais dont la longueur devait être ultérieurement portée à 365 m. Les travaux commencent le 7 février 1939. Ils seront définitivement arrêtés à l’arrivée des Allemands en 1940.

(1) De façon à limiter au maximum la durée d’utilisation des bassins de Laninon au seul profit des constructions neuves, le tronçon central de coque du « Dunkerque » puis du « Richelieu » sont construits au bassin 4 du Salou. Ce tronçon est ensuite transféré dans un bassin de Laninon où on lui ajoute l’étrave et, éventuellement, le bloc arrière du bâtiment.

Mentionnons, pour terminer, la sortie entre les deux guerres de 2 décrets importants :

Le décret du 22 avril 1927, qui fixe l’organisation de la Marine et des services rattachés (dont la D C A N), et le décret du 1er avril 1920 qui a trait aux statuts des personnels ouvriers.

De 1945 à nos jours

Si les bombardements alliés, concentrés pendant la guerre sur la base sous-marine et sur les bassins de Laninon, n’avaient, en définitive, causé que relativement peu de dégâts, il en alla autrement des destructions qu’effectuèrent les Allemands dans les semaines qui précédèrent la Libération de Brest.

En septembre 1944, les brèches dans la grande jetée couvraient près de la moitié de sa longueur. Le quai d’Armement, bâti sur voûtes, s’étaient effondré. Le quai des Flottilles était en ruines. La quasi totalité des bâtiments de l’Arsenal avaient été incendiés. Les routes et les voies ferrées étaient disloquées. 250 épaves encombraient la Penfeld. Seules les 2 cales de lancement du Point du Jour (cales des Croiseurs et cale des Sous-marins) n’avaient que peu souffert.

La reconstruction de l’Arsenal (1945 à 1958)

L’importance des destructions subies par Brest aurait permis d’opérer une redistribution plus judicieuse des terrains entre la ville et l’Arsenal. On décida cependant de conserver les anciennes limites des terrains militaires.

De 1945 à 1958, l’infrastructure industrielle du port militaire est progressivement reconstituée :

Le quai d’Armement de 325 m de Laninon est achevé dès 1950, le quai oblique de 275 m qui prolonge ne sera par contre complètement remis en état qu’en 1958.

La nouvelle centrale souterraine du Portzic est mise en service en 1951.

Les 2 bassins de Laninon sont agrandis (leur longueur est portée de 250 m à 320 m). Leur modernisation ainsi que celle de la Station de pompage souterraine que les Allemands avaient construite sont achevées en 1953.

La réparation de la grande jetée se poursuit jusqu’en 1958.

En ce qui concerne les Ateliers et Magasins, le programme initial est ambitieux : si la plupart sont rapidement relevés, à leur ancien emplacement, de façon à permettre aux ouvriers de l’Arsenal de retrouver le plus rapidement possible un emploi, il est prévu qu’un grand nombre d’entre eux, dont les Ateliers Machines, Artillerie, Electricité, les Bâtiments en Fer, la Salle à Tracer et les Magasins principaux, seront ultérieurement transférés en souterrains. Les plans de l’époque prévoient d’ailleurs que l’effectif du temps de paix de l’Arsenal sera progressivement porté de 8000 à 15 000 ouvriers.

Les ressources budgétaires ne permettront pas de réaliser ces grandioses projets et le provisoire prend rapidement une figure définitive, assez peu différente de celle de l’avant guerre.

Des bâtiments de commerce aux gros bâtiments de guerre

A la Libération, la D.C.A.N. de Brest prend en charge la refonte du croiseur « Duquesne », puis à partir de février 1946, celle du Cuirassé « Jean Bart », qui avait quitté précipitamment Saint-Nazaire en 1940 et avait été gravement avarié à Casablanca en 1942. Cependant, les crédits consacrés à la Marine Nationale restant faibles et les chantiers privés ne suffisant pas à reconstituer la Marine Marchande Française ou à faire face aux demandes de l’étranger, l’Arsenal de Brest se reconvertit dans la construction de navires marchands.

C’est ainsi que sont lancés de 1946 à 1953 pour les Messageries Maritimes, la Compagnie Delmas-Vieljeux ou la Compagnie Transatlantique :

3 cargos charbonniers de 4700 TPL (1), les Penlan, Rhuys et Quiberon,
2 cargos long-courriers de 11000 TPL, les Mehong et Meinam,
1 paquebot Antilles de 5700 TPL,
1 cargo mixte de 9000 TPL « Tahitien »,
1 paquebot mixte de 6000 TPL « Pierre Lotti ».

Le programme militaire reprend cependant avec la loi du 8.1.1951. Au port de Brest reviennent la construction du Croiseur « De Grasse », à partir de la coque demeurée à Lorient pendant la guerre, puis celle de 5 escorteurs d’Escadre. Le premier de ceux-ci, le « Dupetit-Thouars », sera le dernier bâtiment pour lequel la construction et le lancement s’effectueront sur une cale du Point du Jour. Les 4 suivants, « D’Estrées », « Du Chayla », « Forbin », et « La Bourdonnais », seront montés dans le bassin 8 de Laninon.

La tranche 53 du programme naval marque le retour de Brest, pour plus de 10 ans, à sa vocation traditionnelle de Port Constructeur de grands navires de guerre.

Le Croiseur « Colbert » est mis à flot, au bassin 4 du Salou, en mars 1956.

Le Porte-Avions « Foch », dont la coque a été montée à Saint-Nazaire, est également armé à Brest.

Enfin, le Porte-Hélicoptères « Résolue » qui sera rebaptisé « Jeanne D’Arc, est mis à flot en septembre 1961.

(1)- tonnes Port en Lourd.

Savoir- faire technologique

La vocation principale de la DCAN e Brest est la construction de bâtiments de tous types, préférentiellement de navires de guerre de fort déplacement, et l’entretien en service des bâtiments de la Flotte.

Cette mission globale couvre un nombre important de secteurs technologiques, du fait même de la complexité des navires et de la diversité des techniques qui y sont mises en œuvre. Mais de plus Brest a un certain nombre d’activités spécifiques concernant en particulier les mines et les munitions.

Les principaux domaines pour lesquels la DCAN de Brest peut faire état d’un savoir faire particulier peuvent être regroupés sous les rubriques suivantes :

Technologie générales du Génie Maritime sur bâtiments classiques ou nucléaires.

Fabrication et entretien des munitions.

Développement des techniques de la guerre des mines.

Nous allons parcourir successivement chacun de ces domaines en tachant, dans un premier temps de décrire la situation du moment, avec si nécessaire une rapide rétrospective, puis en indiquant, lorsque cela est possible, les perspectives d’évolution qui, dès à présent, peuvent être discernées.

Technologies générale du Génie Maritime

Depuis la dernière guerre la DCAN de Brest a construit des navires de types très divers. Le tableau ci-dessous donne une idée de cette diversité.

Reconstruction de la Marine Marchande après la Libération

Penlan 4800 TPL(1) Cargo Charbonnier 1946-1948
Rhuys 4800 TPL Cargo Charbonnier 1947-1949
Quiberon 4800
TPL Cargo Charbonnier 1948-1950
Mekong 11000 TPL Long courrier 1947-1950
Meinam 11000 TPL Long courrier 1948-1950
Antilles 5700
TPL Paquebot 1948-1953
Pierre Loti 6000
TPL Paquebot 1951-1953
Tahitien 9000
TPL Cargo mixte 1950-1953
Al. Dreyfus 9000
TPL Frigorifique 1947-1951
(Navire Transformé)

(1) Tonnes De port en Lourd

Diversification

Esso pour G. Bretagne Pétrolier 1958-1959
Hangor pour Pakistan Sous-marin 1966-1970
Hengist pour G.Bretagne Car-ferry 1970-1972
Horsa pour G.Bretagne Car-ferry 1970-1972
Senlac pour G.Bretagne Car-ferry 1970-1973

Marine Nationale

De Grasse (achèvement) Croiseur 1951-1956
Dupetit-Thouars E.E.T 47 1951-1956
D’Estrées E.E.T 47 1952-1957
Du Chayla E.E.T 47 1952-1957
Forbin E.E.T 53 1953-1958
La Bourdonnais E.E.T 53 1953-1958
Colbert Croiseur 1953-1959
Clémenceau Porte-avions 1954-1961
Foch Porte-avions 1955-1963
Jeanne D’Arc Porte-hélicoptères 1957-1964
Ouragan Transport chars débarquement 1960-1965
Orage Transport chars débarquement 1965-1968
Duquesne Frégate Lance Engins 1963-1969
Henri Poincaré (Transformé) Bâtiments essais et mesures 1964-1968
Psyche Sous-marin 1965-1970
Sirene Sous-marin 1965-1970
D’Entrecasteaux Bâtiment Océanographique 1968-1971
Griffon Sous-marin d’expérimentation 1969-1971
Champlain Batral 1972-1974
Francis Garnier Batral 1972-1974
Tianee Gabare de mer 1973-1975
Dock De 3800T 1973-1974
Durance Pétrolier Ravitailleur d’Escadre 1973-1977
J.Verne Bâtiment Atelier polyvalent 1973-1976
G.Leygues Corvette ASM 1973
Dupleix Corvette ASM 1974
Montcalm Corvette ASM 1974
Meuse Pétrolier Ravitailleur d’Escadre 1975
PR N°3 Pétrolier Ravitailleur d’Escadre 1977

Outre ces constructions, la D C A N de Brest a exécuté depuis 1960 d’importantes opérations de refontes de navires. Parmi les plus notoires il faut citer :
Refonte TARTAR de 4 Escorteurs T 47. Transformation de 4 paquebots en bâtiments bases pour le CEP. Adaptation des deux porte-avions aux Crusaders. Refonte ASM de 4 Escorteurs T 47. Transformation du Colbert en Croiseur Lance-missiles.

Cette rétrospective permet d’apprécier la remarquable faculté d’adaptation de la DCAN de Brest à la réalisation de navires de tous genres, qu’ils soient civils ou militaires.
D’autre part, Brest consacre actuellement une part essentielle de son activité à l’entretien de la Flotte que ce soit au profit de bâtiments de surface de tous types (grands et petits navires, coque en bois ou en acier, propulsion diésel ou à vapeur etc…) ou des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

La maîtrise d’œuvre de tels programmes de constructions ou de réparation, opérations lourdes et souvent imbriquées les unes dans les autres, nécessite, tant pour le lissage de la charge que pour la planification correcte des travaux, le recours à l’informatique et aux méthodes modernes d’ordonnancement.

La complexité croissante des navires e combat conduira très probablement Brest, dans les années à venir, à développer l’emploi de l’informatique, aussi bien pour la gestion de la production, que pour le soutient logistique des navires.

De même, l’ordinateur sera vraisemblablement de plus en plus sollicité pour l’aide à la conception et à la construction des bâtiments (projet ADOC).

En ce qui concerne les retombées technologiques, les compétences de la DCAN de Brest évoluent comme le fait le navire de combat. C’est ce qui s’est produit au cours des années passées, et qui se poursuivra encore dans l’avenir.

La diversité des compétences développées à Brest est à l’image de la complexité des bâtiments de guerre modernes. Il ne peut donc être question de les passer toutes en revue. Aussi, tout en nous réservant de revenir plus loin sur l’important problème des armes et Equipements, nous nous contenterons d’examiner rapidement les domaines technologiques de base du génie maritime, avec toutefois un développement particulier pour le secteur nucléaire.

 


    1 Message

    • La D.C.A.N. DE BREST. Des origines à 1978 (une partie) 8 juillet 2008 00:25, par Nestor One

      J’ai travaillé quelques années à l’arsenal avant de m’exiler vers l’est.Les périodes de travail étaient cycliques et l’avenir professionnel n’était pas garanti.Néanmoins,j’ai participé modestement aux travaux de construction ou de refonte de plusieurs bâtiments.Pour ne citer que : Le tcd Ouragan,le Henri Poincaré,les escorteurs d’escadre dont j’ai oublié les noms et que l’on équipaient du système d’armement TARTAR.Ensuite est venu le système français MALAFON.