Accueil  > articles  > mon dernier livre par georges (...)
Dernière mise à jour :
vendredi 4 avril 2014
Statistiques éditoriales :
164 Articles
Aucune brève
26 Sites Web
275 auteurs

Statistiques des visites :
30 aujourd'hui
47 hier
940331 depuis le début
Mon dernier Livre Par Georges kevorkian enregistrer pdf {id_article}
mercredi 29 octobre 2008
par PERHIRIN Georges
Nombre de visites : 3938


Mon dernier livre qui vient de sortir, il y a à peine quelques jours.
C’est l’histoire de la Marine française venant au secours des chrétiens et des Arméniens, en 1909 et en 1915, en plein cœur de la guerre navale en Méditerranée lors des années de guerre 14/18. J’ai placé ces épisodes dans le contexte de l’époque : guerres balkaniques, grande guerre (Empires allemand/austro-hongrois/ottoman face aux pays de l’Entente France/Grande-Bretagne/Russie), guerre sous-marine (U Boot et sous-marins autrichiens face aux sous-marins français et anglais), fiasco des Dardanelles, batailles des croiseurs et cuirassés, déclin de l’Empire ottoman, traités de paix, etc...
J’ai trouvé trace des noms des marins (tous bretons) qui faisaient partie des équipages des escadres de la Méditerranée. J’aimerais bien toucher leurs familles. Bref, c’est un récit historique des actions de nos marins, notamment lors de la guerre navale en Méditerranée.

JPEG - 11.3 ko
Georges kevorkian

L’Empire ottoman, depuis juillet
1908, est aux mains des « Jeunes-
Turcs » qui ont renversé le régime
du sultan Abdul Hamid (le « Grand
Saigneur »), promettant la mise en
oeuvre de la constitution libérale de
1876, jamais appliquée. Des
troubles éclatent en Cilicie où les
nationalistes turcs, de crainte que
cette constitution leur fasse perdre
leur prééminence vis-à-vis des autres communautés non musulmanes, notamment
des Arméniens fortement implantés dans cette province, s’en prennent à ces
derniers qui sont ainsi l’objet d’une terrible oppression. Les missions chrétiennes
de la région ne sont pas épargnées. Alertés, les pays occidentaux dépêchent leurs
navires de guerre pour aider, secourir leurs ressortissants et les communautés
arméniennes. La France, n’est pas en reste : l’escadre légère de Méditerranée,
sous les ordres du contre-amiral Pivet, rallie le golfe d’Alexandrette. On assistera
alors à une opération d’ingérence d’humanité en territoire turc…
Septembre 1915
La « Grande Guerre » a éclaté en août 1914 : l’Empire ottoman s’est allié aux
Empires allemand et austro-hongrois pour combattre les pays de « l’Entente »,
Grande-Bretagne, Russie et France. La 3ème escadre de la flotte de combat
française en Méditerranée, sous les ordres du
contre-amiral Darrieus qui vient d’assurer l’intérim
du vice-amiral Dartige du Fournet appelé à
remplacer le vice-amiral Boué de la Peyrère à la tête
de l’armée navale, surveille les côtes syriennes. Le
gouvernement turc a décrété l’extermination de sa
population arménienne. Des villageois arméniens de
la région du Mont Moïse, en bordure du golfe
d’Alexandrette, sont acculés sur la plage : leur
héroïsme face aux soldats turcs ne peut tenir
encore plus longtemps. Les marins français vont
sauver ces Arméniens en les recueillant sur leurs
navires et en les transportant dans des camps de
réfugiés à Port-Saïd. On assistera alors à une
opération de sauvetage de 4000 Arméniens,
remarquablement organisée par la Marine française….

JPEG - 15.6 ko
Georges kevorkian

Cet ouvrage est un récit historique construit à partir
d’archives exceptionnelles émanant pour partie des
descendants des amiraux français impliqués dans ces
opérations de sauvetage. Il prend place dans le
contexte du conflit mondial et des soubresauts de
l’Empire ottoman. Il rappelle, s’il en est besoin, les
malheurs de ce peuple de tradition chrétienne et rend
hommage au courage des marins français.

JPEG - 6 ko
Georges kevorkian

Je t’adresse la liste (ainsi que leurs noms et leurs lieus d’origine) de ces marins bretons qui ont participé au sauvetage des Arméniens, dans des conditions difficiles, sous le feu des Turcs. J’aimerais entrer en contact avec leurs familles, 93 ans après ces événements.

Extrait du livre : « La flotte française au secours des Arméniens 1909-1918 »)
Le comportement exemplaire des membres des équipages durant ces journées a fait l’objet de demandes de récompenses pour ces derniers par leurs commandants.

Note pour Monsieur le capitaine de vaisseau,
Commandant le croiseur cuirassé Desaix

L’embarquement des familles arméniennes près de Ras el Mina, dans des conditions délicates, a fourni l’occasion à nos équipages de montrer une fois de plus leurs qualités manœuvrières, leur esprit de dévouement et de sacrifice.
En ce qui concerne spécialement le personnel du Desaix, je vous remets la liste des gradés et marins qui ont été plus particulièrement remarqués par leur zèle, leur énergie et leur endurance aux postes les plus dangereux, en les proposant pour des points exceptionnels conformément à l’ordre N° 70 du 7 juillet 1908 refondu le 5 juillet 1914.
En tête de cette liste, figure le maître de manœuvre Penhoat dont le sens marin, l’activité et l’entrain ont largement contribué au succès des opérations incombant au Desaix, le proposant pour un témoignage officiel de satisfaction.
Lieutenant de vaisseau Sagon

Transmis, avec avis conforme, au contre amiral commandant p.i. l’escadre
Le capitaine de vaisseau, commandant le Desaix
Signé : Vergos

Croiseur Cuirassé Desaix, commandé par Monsieur Vergos, capitaine de vaisseau.

Etat du personnel qui s’est plus particulièrement fait remarquer au cours des opérations de sauvetage des Arméniens.

Penhoat Joseph Hippolyte, premier maître de manœuvre, 2640 Audierne : proposé pour un témoignage officiel de satisfaction,
Marziou Jean François, maître fusilier, 3959 Brest : nbr de points proposés 80/ obtenus 50,
Le Drézen Dominique, quartier maître de manœuvre, 10875 Quimper : 60/40,
Le Bret Albert Louis, gabier breveté, 2581 Dinan : 60/20,
Le Jant Louis Jean, fusilier breveté, 102379.2 : 60/20,
Le Dube François Marie, canonnier breveté, 5076 Lorient : 60/20,
Tymoigne François Jean, canonnier breveté, 101846.2 : 60/20,
Mathelin Montblanc Charles Pierre Lazare, aide gabier, 4302 Douarnenez : 40/20,
Douarinou Jean Victor Marie, second maître de manœuvre, 2168 Douarnenez : 40/40,
Leconte Camille Alphonse, fusilier breveté, 10586 Granville : 60/20,
Geay Maurier Louis, canonnier breveté, 15084.4 : 60/20.
Signé : l’officier de manœuvre chargé des opérations de Ras el Minas
Sagon

Bord – Ile de Rouad – Le 22 septembre 1915
Le lieutenant de vaisseau Jourdan de la Passardière, commandant le d’Estrées à Monsieur le contre-amiral Darrieus, commandant la 3ème escadre par intérim.

Amiral,
Parmi les hommes qui se sont le plus distingués lors du sauvetage des Arméniens, je dois citer :
-  Argouarch Henri, second maître fourrier 6183, Brest,
-  Le Roy Jean, quartier maître de manœuvre 3563, Camaret,
-  Hervy Jean, gabier breveté 44090, Saint-Brieuc,
-  Cloarec Jean Marie, gabier breveté 4295, Douarnenez,
-  Piriou François, canonnier breveté 101656, Douarnenez,
-  Le Bars Louis, aide fusilier 6573, Concarneau,
-  Kernaléguen Eugène, aide gabier 4305, Douarnenez,
-  Guillevic Pierre, matelot sans spécialité 2899, Auray.

Je vous demande, Amiral, de vouloir bien faire accorder à ce personnel des points exceptionnels et de favoriser le second maître fourrier Argouarch, dont je vous ai tout spécialement vanté le dévouement dans mon rapport d’opérations.
Signé : Jourdan de la Passardière

Décision ministérielle de novembre 1915 (proposition)
Argouarch Henri, second maître fourrier : 50 points exceptionnels. A fait partie sur sa demande de l’équipe de sauvetage. Nageur émérite, a rendu les plus grands services dans l’établissement des communications avec la terre. A fait preuve du plus remarquable dévouement en sauvant de nombreuses femmes et enfants en danger de se noyer.
Le Roy, Hervy, Piriou, Cloarec, Le Bars, Kernaléguen, Guillevic : 20 points pour avoir fait preuve de beaucoup de zèle et d’entrain et du plus grand dévouement lors de l’embarquement des réfugiés.