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Le Port de Commerce rues et Usines enregistrer pdf {id_article}
vendredi 28 avril 2006
par PERHIRIN Georges
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Le Port de Commerce. La vie sur le port. Sources Annuaires de la ville de Brest. Archives de la ville de Brest. Histoire de la ville et du port de Brest.Etles cartes postale du livre d’Éditions de la cité année (1969) en Vente.

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Port de Commerce Rue de Madagascar

Toute la vie maritime brestoise, jadis, était concentrée sur les deux rives encaissées de la Penfeld. Navires de guerre côtoyaient vaisseaux de commerce, lesquels au pied du château, faisaient figure de parents pauvres, la marine militaire ne cessant de se développer. Le 7 septembre 1865, le Préfet Maritime décidait qu’à compter du 1er octobre suivant « les navires de la marine marchande ne seraient plus admis dans la partie du bras de mer de la Penfeld qui forme l’avant-port militaire ». Et l’on reprit l’idée de Vauban de construire un port de commerce à Porstrein. Dès 1861, les travaux commencèrent.

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Le Port les Rampes

Il fallut tout d’abord créer des terres-pleins au pied de la falaise de Porstrein, tâche confiée à l’entreprise Le Tessier de Launay qui arracha 5 030 000 M3 au côteau de Poullic-al-lor et du Moulin-Grivart, tandis que des suceuses se mettaient en action sur le banc de Saint-Marc.

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Le Port de Commerce

On construisit la jetée ouest et les rampes donnant accès au port ; Les commerçants quittèrent les quais Jean-Bart et Tourville, au bord de la Penfeld pour s’installer au nouveau port, et, le 13 novembre 1873, le conseil municipal baptisait les nouvelles rues. Les travaux entièrement terminés en 1879, revinrent à 20 millions de francs, soit 3 milliards de francs or. Petit à petit, le port s’équipa. La pose de la première pierre de la forme de radoub eut lieu le 26 juillet 1903. Construite de 1903 à 1907, on l’élargit de 1911 à 1912. Le vapeur espagnol « Gorbea Mendi », naufragé à l’île Quéménès, l’inaugura le 21 février 1913. En septembre 1944, la forme était détruite par les Allemands et remise en service le 10 juin 1950.

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Port de Commerce
1er Bassin

Quand au port lui-même, il fut détruit de fond en comble et rendu inutilisable. Reconstruit, il s’est modernisé : station de dégazage, seconde cale sèche inaugurée le 9 février 1968 par le pétrolier « Touraine ».

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Le Port de Commerce

Le port de commerce connut ses grandes heures en 1918, de mars à novembre, où des centaines de paquebots et de cargos débarquèrent hommes et matériel venant des États-Unis.

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Le Port de Commerce

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L’Usine à Gaz.

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Le Port de Commerce
L’usine à Gaz.

C’est le 22 novembre 1841 que la première concession de l’éclairage fut donnée à M. Stears qui constitua, l’année suivante, une société qui eut M. Pitty comme premier gérant. En 1857, M.M. Stears et Pitty s’associèrent, puis après différentes gestions la société fut vendue le 7 avril 1888 à la Compagnie Générale du Gaz pour la France et l’Étranger, elle-même nationalisée par la loi du 8 avril 1946. C’est sur les terrains dépendant de l’usine que M. Stears fit construire son « château » où est installée aujourd’hui l’école de la Retraite. La demeure fut longtemps la propriété de Mme de Rodellec du Portzic, veuve en première noces de M. Stears. Durant l’occupation allemande des bombes atteignirent l’usine à différentes reprises privant les brestois souvent de gaz. A partir de décembre 1945 les installations furent progressivement remises en route. L’explosion de l’Océan-Liberty, le 28 juillet 1947 ravagea l’usine qui ne recommença à fonctionner qu’au mois d’octobre suivant.

L’Usine Électrique.

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Le Port de Commerce
Compagnie d’Electricité.

Après des accords passés entre la Compagnie de Gaz et la ville, celle-ci accorda, par un traité des 27 et 29 mai 1811, à la compagnie Générale d’Électricité, le monopole de l’éclairage public. Peu à peu, dès 1912, des ampoules électriques de 50 bougies remplacèrent les 1150 becs de gaz. Des concessions particulières commencèrent à être accordées. Les bâtiments publics s’électrifièrent et au premier rang le théâtre. L’usine thermique fut construite en 1910-1911 sur un terrain du port de commerce cédé à la ville par les domaines près du groupe scolaire que l’on aperçoit au premier plan de la photographie.