Accueil  > articles  > le retable des dix mille martyrs  > vues sur brest.
Dernière mise à jour :
vendredi 4 avril 2014
Statistiques éditoriales :
164 Articles
Aucune brève
26 Sites Web
273 auteurs

Statistiques des visites :
94 aujourd'hui
120 hier
930914 depuis le début
Vues sur Brest. enregistrer pdf {id_article}
lundi 1er mai 2006
par PERHIRIN Georges
Nombre de visites : 6968


La vie sur Brest. Sources Annuaires de la ville de Brest. Archives de la ville de Brest. Histoire de la ville et du port de Brest.et les cartes du livre d’Éditions de la cité année (1969) en Vente.

La photographie

est prise du donjon du château. Au premier plan, l’échauguette du bastion Sourdéac et les arbres de la place ; le boulevard de la marine descendant vers la porte Tourville et le bas de la rue de louis Pasteur. Au second plan, le boulevard Thiers. De gauche à droite, aux angles de la rue de Siam : l’hôtel « Au Départ » construit en 1910 ; la banque de France et son jardin ; l’angle de la rue Amiral-Linois et les immeubles bordant le square du jet d’eau ; l’angle de la rue de la banque où l’immeuble de M. Peddrazi est en construction(1911) et enfin la rue du petit-Moulin montant vers la rue de Siam.

La Ville Vue De Recouvrance.

De Recouvrance on aperçoit les deux rues principales du centre Brest. A gauche, l porte Tourville et la rue Louis -Pasteur montant vers la place des portes. Au centre, le pont et la rue de Siam qui faisait un coude après la rue de la Banque. A droite, la Banque de France dominée au second plan par le toit pyramidal de la salle des fêtes. La photographie est prise en 1910. A l’angle de la rue de Siam et du boulevard Thiers M. Jardin a commencé la démolition de ses vieux immeubles pour les remplacer par l’hôtel-restaurant « Au-Départ ».

La Ville Vue Du Haut De L’église Saint-Louis

Du haut de la tour de l’église Saint-Louis, où se dressèrent jusqu’au Second Empire les signaux du télégraphe Chappe, la vue s’étendait bien loin. Au nord on surplombait la caserne Guépin et son dôme, la mairie, la caserne Fautras avec sa place d’armes bordée de grands ormes ; à l’horizon on devinait le plateau du Bouguen et sa prison.

A l’ouest, L’enfilade de la rue Kéravel se prolongeait, à travers le moutonnement des toits, vers l’arsenal dominé, du côté de Recouvrance, par la grande façade blanche du 2e dépôt des équipages.

A l’est, après les cours des immeubles de la rue d’Algésiras, les regards se portaient au-delàs du bois de Boulogne, vers Saint-Martin et son clocher.

La construction du château (simple camp fortifié romain au départ) doit remonter à la fin du 3e siècle et au début du 4e. Son plan, à l’origine, était celui d’un trapèze dont la grande base regardait la ville.

C’est là que furent enfermés, sous la Révolution, les 26 administrateurs du Finistère, guillotinés par la suite, de nombreux prêtres réfractaires, le chouan Cadoudal et sa famille, Toussaint Louverture, le héros de Saint-Domingue, et plus près de nous, de nombreux résistants.

Conter l’histoire du château dont les cinq tours ont noms : tours de Brest, d’Anne de Bretagne, de César, de la Madeleine et d’Azénor, à la belle légende, c’est conter l’histoire de Brest. Le plan du château a été modifié par la suite de la construction, dans la cour, de la Préfecture maritime.

++++
Les Fortifications

Il ne reste rien des fortifications qui ceinturaient l’ancien Brest et où les « poulbots » chantés par Ansquer dans son « A Recouvrance », « enfants légitimes ou bâtards » se livraient à la « p’tit guerre » et où les retraités en macfarlane se réunissaient. A la pointe des Blagueurs pour voir entrer l’escadre ou pour discuter de l’éternelle péréquation.

Lorsqu’on parle de fortifications, le nom de Vauban vient à l’idée. C’est un fait. Vauban est venu à Brest au XV III e siècle et fit modifier les tracés des fortifications en 1683 et les renforcer en 1688-1689 ; mais avant lui, il existait déjà des fortifications.

Les premières que l’on connaisse datent de 1655 : c’était une simple enceinte élevée par Julien Ozanne, entrepreneur des travaux du Roi. Craignant une attaque hollandaise, on exécuta en six semaines, en 1673, des fortifications consistant en de simples fossés.

Mais en 1681, le fils de Colbert fit faire des travaux plus importants que Vauban allait modifier. Plus importants encore furent ceux de 1776à 1780, avec les forts du Bouguen, de Montbarrey, du Portzic, de Guestelvras, de Penfeld, de Kerhour, sans parler de ceux de Quélern. Brest fut à l’époque, un immense chantier où œuvraient maçons et charretiers réquisitionnés, mais aussi des milliers de soldats, transformés en travailleurs de force et qui logeaient chez l’habitant.